Blue Moon Légendes, de Reiner KNIZIA

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Blue Moon Légendes

Du classique, du très bon, du Knizia. Même principe évident que dans Les Cités Perdues : un jeu de cartes à deux avec un petit plateau central. Des figurines de dragons, des morceaux de gemmes, un background qui déboîte. La pincée de sel de Knizia c’est évidemment l’équilibre algébrique : chaque race aura beau avoir sa tactique et son principe de jeu propre, vous vous retrouverez égal à égal. Qui dit confrontation, dit risque à émotions. On a ramené le coopératif dans le giron avec l’Association, mais ce confrontation-là est de ceux qui fait du bien. Hasard ou bonne lecture du game design, sa suite Blue Moon City est un semi-coopératif. Fin du prologue : les 9 gangs sont égaux dans leur différence car tout dépend de la main qui le gante.


 Blue moon Légendes

VINTAGE OU NOUVEAUTÉ ?

La question se pose tant le talent efface toute trace de temps : il nous évite de départager entre ces deux sections de notre site : ce sera de Juillet la nouveauté et le Vintage. Blue Moon dégage un vent de modernité derrière ses frusques vieillottes. Une mythologie autour des dragons, pour ceux qui me connaissent, est évidemment pour me plaire. Des Quatre Dragons le doré disparut : Blue Moon la divinité partit. Celui qui rassemblera les trois dragons restant ( rouge, bleu et vert) pourra reconstituer le cristal de psi dont ils gardent les fragments : et la divinité de ce monde onirique reviendra pour la gloire de la Cité de Blue Moon. Les deux grandes figures royales se rejettent actuellement la faute de la chute du dragon doré : évidemment les trois dragons savent eux que seule la sueur d’une action nouvelle, un remodelage complet, ramènera la cohésion. D’où l’esprit de compétition et de confrontation de ce jeu, à l’image des jeux romains, ces arènes de barbarie, les clans s’affrontent et ce ne sera pas pour un pouce levé ou baissé mais l’inclinaison d’un dragon véritable qui aura alors choisi son camp ainsi.


GAMEPLAY

  • Je ne vais pas vous faire un pas à pas de comment on joue, voici plutôt un brin de substance du génie de Knizia quand il est dans son domaine : chaque tribu a droit à son paquet de 30 cartes + 1 carte de son ou sa chef. Chaque tribu a un style de jeu et une histoire que l’on retrouve parfaitement dans son jeu de cartes via les légendes. Tout est équilibré thématiquement et mathématiquement. On lirait presque en jouant une histoire qui se poursuit.

  • Un tour de jeu est structuré en phase : chaque phase accorde le droit de poser une carte. Soit on n’engage aucun combat pour rafraîchir sa main ; Soit on l’engage et la joute se jouera round après round avec un nouveau personnage à chaque tour : il suffit d’égaler la puissance adverse actuelle, et le tour suivant l’adversaire sera obligé de jouer une nouvelle carte personnage etc…! Les parties sont rocambolesques.

  • Autour de ce tronc : il y a des cartes de commandements, des cartes de soutien qui elles restent et des cartes momentanées avantages. Celui qui ne bat pas en retraite attire un dragon ( superbe figurine sur le plateau) ou en ramène un de son adversaire à la neutralité. Si le combat était long,
    deux dragons sont convaincus. Il existe aussi d’autre moyen détourner de ramener un dragon.


ÉPILOGUE :

Les Vulcains s’occupent du dragon du feu, les Hoax sont les érudits et le peuple de la sagesse. Au départ Blue Moon c’est que cela : magnifique jeu de confrontation où un clan est la vigueur du feu et l’autre la non-violence, du moins la réflexion. Chaque extension proposait deux nouveaux peuples : avec un couple de nouvelles règles. Les Mimix, libre et en harmonie avec la nature contre les Khind, peuple de farfadets qui s’agroupent. Vint par la suite les Flint, ces races de volants et les Terrah discipliné et proche du dragon de la terre. Les nomades Pillar et les Aqua. Enfin les Buka, ces bluffeurs. La cohésion de l’univers fait que parfois un style de carte d’un clan se retrouve dans le paquet d’un autre (elle sera marquée et dessinée différemment). Bien sûr les dessins sont superbes. Si vous poussez le jeu dans ces retranchements, vous aurez à la fin la possibilité de créer votre propre deck de 30 cartes avec une règle d’équilibre très simple : ne pas dépasser 10 symboles cristaux. Blue Moon rappelle les livres des années 80, comme si Dune avait été écrit par Moorcock. Un monde âpre avec des caractères bien trempés. Blue Moon c’est une saga, Légendes est le coffret qui met en valeur le souffle épique de Blue Moon. Knizia n’a pas pris son crayon pour écrire son livre, son épopée qui lui tenait à cœur : il l’a fait à coup de carte et de règles sur la dernière décennie et c’est par conséquent un jeu rare, riche, épique. Il se joue sur longtemps, on y revient, on doit savoir perdre, on doit savoir gagner. On trouve son acolyte et on écrit les légendes de Blue Moon. Qui reconstituera le cristal gardé par les dragons ? On hésite à pardonner la boîte d’omettre le format grand des cartes d’origines. Mais tout ce travail minutieux d’étiquetage et de classement, cette harmonie et ce respect des illustrations d’origines, ce soucis de la règle décomposée en deux parties pour une prise en main et une assimilation idéales, ces figurines de bien meilleure qualité, nous font dire, ok on est dans Blue Moon….Légendes. Les jeux d’origine en garderont un charme.

Blue Moon

Aux 1001 Jeux.

BenJi


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